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Alphonse Daudet et Marcel Pagnol n'ont pas eu un parcours très différent l'un de l'autre. En effet, naissance en Provence pour les deux hommes , enfance dans le midi , passage par Paris et nombreux séjours dans la région de leur enfance : Aubagne pour Pagnol et Fontvieille pour Daudet.
Il est clair que la Provence a joué un rôle fondamental dans luvre de ces deux écrivains qui ne se sont jamais connus , puisque Daudet est mort alors que Pagnol avait deux ans.
De ces aventures scolaires qui l'amènent à devenir maître d'étude à Alès à l'age de 15 ans, Alphonse Daudet tirera dix ans plus tard un livre majeur : " Le petit chose".
Qu'Alphonse Daudet soit un adolescent de génie ne fait aucun doute. A 18 ans ,il publie ses premiers poèmes et signe dans "Le Figaro".Il est donc tout à fait logique que Flaubert, Zola, et les frères Goncourt deviennent ses proches.
C'est Mistral qui le ramènera vers sa Provence natale. En découvrant "Mireille", dont Lamartine ne fait que des éloges. Alphonse Daudet est attiré par celui qu'il désigne comme un "grand poète épique".En 1859 Alphonse Daudet est présenté à Frédéric Mistral. Il découvre un grand homme et la Provence suscite une profonde nostalgie chez Daudet. Si Paris est le centre d'intérêts du monde littéraire , c'est le sud qui l'attire."En écoutant cette belle langue, sonore et musicale, je retrouvais ce délicieux parfum de la Provence."
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Ce parfum, Alphonse Daudet l'a découvert quelques mois plus tôt en rencontrant Timoléon Ambroy et ses frères , à Fontvielle au château de Montauban. Sa santé fragile s'accommode mieux des chaudes fin de journées provençales que des brumeuses matinées parisiennes.
A Fontvieille , Daudet retrouve une originale et vieille demeure, l'odeur enivrante du thym et de la lavande sauvage qui accompagnent les gens du village lorsqu'ils attendent Daudet à l'arrivée de sa voiture."J'arrivais dans prévenir, sûr de l'accueil annoncé par la fanfare des paons, des chiens de chasse Miracle, Miraclet, Tambour, qui gambadaient autour de la voiture, pendant que s'agitait la coiffe arlésienne de la servante. Cinq minutes de tumulte puis , les embrassades finies, ma malle dans ma chambre , toute la maison redevenait silencieuse et calme. Moi je sifflais le vieux Miracle et je montais à mon moulin".
"Braves gens, maison bénie , que de fois je suis venu là me reprendre à la nature , me guérir de Paris et de ses fièvres, aux saines émanations des collines provençales.
A partir de 1860, les séjours de Daudet à Fontvieille s'accompagneront d'une visite ou d'une rencontre avec Frédéric Mistral.
Le moulin de Daudet, non un moulin mais quatre. Aux cours de ses séjours à Fontvieille, Daudet ne cesse de développer son imagination au bruit des cigales , à l'odeur du thym, à la vues des alpilles. Des quatre moulins , il décide d'en acheter qu'un. Cela restera un projet."Mon moulin ne m'appartins jamais. Ce qui ne m'empêchait pas d'y passer de longues journées de rêves , de souvenirs , jusqu'à l'heure où le soleil hivernal descendait entre les petites collines rases, dont il remplissait les creux comme d'un métal en fusion, d'une coulée d'or toute fumante."
Lesquels de ces quatre moulins a inspiré Daudet ? . Certainement les quatre!
Lorsque Daudet poétisait des lieux, c'est à Fontevieille qu'il pensait , à ses maisons, à ses couleurs. Le mas de "L'Arlésienne" n'était il pas près du chateau de Montauban, au fond de l'impasse des Ecoles?
Madame Daudet ne découvrira la Provence qu'en 1867.Cette année là naît le premier fils de Daudet , Léon qui écrira plus tard: "Enfant, puis jeune homme, j'ai joui là d'une liberté sans limites , buvant l'air et la lumière, sentant autour de moi le frémissement du passé et de l'histoire. Ces paysages méridionaux sont une leçon d'équilibre moral et de sérénité".
Les années suivantes attirent Daudet vers les salons parisiens , bien qu'il saisisse chaque occasion pour effectuer le voyage vers la Provence.
En automne de 1891, Alphonse Daudet se rend à Fontvieille , au chevet de son ami Timoléon Ambroy, hospitalisé à Arles. Il regarde une nouvelle fois ces moulins dans le beau ciel de la Provence .Il ne sait pas que cette visite est la dernière. Timoléon meurt en 1896 et Daudet le 16 décembre 1897.
De nombreuses années après , en 1934 , l'association qui se charge de restaurer Le moulin de Daudet choisit le moulin Ribet. Dominant le village, il est le mieux placé , le moins dégradé et son mécanisme est en bon état.
Fin juin 1935 , plusieurs milliers de personnes et le Président de la République (Mr Edouard Herriot) assistent à l'inauguration du moulin Daudet. Puis trois jours de fête se succèderont.
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La légende de la Tarasque:
Il est dit que la tarasque était un monstre cruel qui dévorait ceux qui passaient près de son repaire, au bord du Rhône du coté de Tarascon. Jusqu'au jour où Sainte-Marthe arrive et foudroie du regard la tarasque qui s'en trouve toute figée. L'immonde dragon aux allures de crocodile devient alors un véritable agneau que les habitants de la ville découpèrent en petits morceaux;Depuis à Tarascon , l'effigie de la Tarasque (Photo ci-contre) est annuellement promenée dans les rues pour le plus grand plaisir des habitants